Particularité du vin rosé de Provence

vente-vin-provence-3Vinification du vin rosé de Provence

Les vins rosés représentant un volume de production important, les vignerons se sont dotés d'un centre de recherche sur ce vin à Vidauban qui a contribué largement ces dernières années à une sensible hausse de la qualité.

Le vin rosé possède son propre processus de vinification, qui dépend de la durée de contact entre les peaux et le jus du raisin. En effet, dans un grain de raisin noir, seule la peau est colorée, la pulpe ne l'est pas.

La couleur d'un vin issu de raisins noirs dépend donc de la durée de ce contact, et c'est seulement en quelques heures que le vin rosé prend sa couleur, ses arômes et sa structure (alors que le rouge demande plus d'une semaine). C'est ici que tout le savoir-faire du vigneron intervient : pendant ces quelques heures décisives, il doit être particulièrement attentif et posséder un véritable « tour de main » pour réussir son vin rosé.

Après ces quelques heures de cuvaison, le jus peut-être retiré, pour fermenter dans une autre cuve. Le vin rosé est alors dit « de saignée », car le vinificateur saigne la cuve pour extraire le jus.

En Provence, on élabore plutôt des vins rosés de pressurage direct, la pulpe et les peaux ne restent en contact que dans le pressoir, la durée de ce contact et la trituration lors du pressurage détermineront la couleur plus ou moins pâle du vin.

Pour le vin rosé, la fermentation alcoolique se déroule autour de 18°C. Il est nécessaire de réfrigérer les cuves de fermentation pour maintenir une telle température. Une fois cette étape terminée et les vins de cépages élaborés, les vins seront assemblés, filtrés et mis en bouteille.

La qualité et les saveurs du vin rosé dépendent de plusieurs paramètres :

  • Les cépages utilisés : Grenache, Syrah, Cinsaut, Mourvèdre, Rolle... ils offrent une palette d'assemblages très large. Par exemple, le Grenache et la Syrah sont les cépages qui produiront le plus les arômes d'agrumes, pamplemousse et fruit de la passion.
  • Le terroir, qui varie en fonction de la composition du sol, de sa réserve hydrique et du microclimat en vigueur. Cela aura un impact sur les teneurs en composés d'origine fermentaires (fruits rouges, banane, rose) et sur les molécules qui donnent au vin rosé ses arômes.
  • Le moment de la récolte : la composition du raisin change au cours de la maturation. Aussi, le choix de la date de récolte détermine la qualité du vin rosé obtenu, notamment sa richesse aromatique. Une récolte tardive avec une maturité avancée permet d'obtenir des vins rosés plus aromatiques et plus fruités.
  • L'inertage : l'oxygène de l'air altère la couleur et les arômes du jus fraîchement écoulé sous le pressoir. L'utilisation de gaz neutres (azote, gaz carbonique) permet de protéger le moût (le jus libéré lors du foulage) des oxydations, donnant des vins rosés plus fruités, avec une dominante agrumes (pamplemousse).
  • Le débourbage : le jus trouble obtenu après le pressage doit être clarifié. Un débourbage intense conduit à un jus clair et à des vins plus fins et plus fruités.
  • La macération de bourbes : les sédiments récupérés au fond de la cuve après débourbage peuvent renfermer des résidus de précurseurs aromatiques. Une « macération » de ces bourbes à basse température sous agitation peut permettre d'enrichir les vins en arômes.
  • La température de fermentation : la levure qui fermente peut produire des arômes différents, en nature et en quantité, en fonction de la température à laquelle elle travaille...

Dégustation du vin rosé de Provence

vente-vin-provence-4Moment de partage par excellence, le barbecue rime avec vacances et convivialité, elles-mêmes indissociables d'une dégustation de vin rosé !
Le vin rosé des Côtes de Provence est un séducteur qui se déguste facilement en apéritif mais certains crus plus rares sont parfaits pour une gastronomie légère ou un apéritif dînatoire.

Véritable plaisir des yeux avec leur belle couleur, les rosés de Provence, légers, fruités, tendres, nerveux et aromatiques, offrent des saveurs inouïes dont raffole la cuisine provençale : ratatouille, artichauts barigoule, fleurs de courgettes, petits farcis provençaux, loup au fenouil, filet de rouget au thym relevé d'épices, aïoli, soupe au pistou, anchoïade, bouillabaisse.

Et s'ils s'enivrent également de la saveur iodée des oursins et des violets, les rosés de Provence ne dédaignent pas pour autant les sushis japonais, la cuisine thaïe, les tajines marocains ou les curry indiens sur lesquels ils font merveille.
Ils se servent à 8-10°C.